Le tour des Annapurnas est un trek mythique et accessible, idéal pour se lancer en solo. Mais pour réussir ce trek long de 12 à 15 jours, il faut y être préparé. Je vous livre ici une liste de conseils & astuces pour être à coup sûr de le réussir.


Pour toutes les infos sur le tour des Annapurnas, vous pouvez également aller sur ces liens :


1. Quand partir sur le tour des Annapurnas ?


Organiser sont trek au Nepal - Himalaya

Il n’y a que 2 saisons favorables pour organiser son trek au Népal. Pour un « teahouse trek » (trek en lodge), des régions des Annapurnas et de l’Everest, les meilleurs saisons sont le printemps et l’automne (octobre-novembre et mars-avril). L’été (mai-septembre), c’est la mousson. Il pleut alors toute la journée. En hiver (décembre à mars), le temps est sec et dégagé, mais à 5000+m, les températures peuvent devenir extrêmes (-40°C), et la plupart des lodges et cols sont fermés. 80% des trekkeurs se concentrent sur ces 4 mois les plus favorables.

Le trek du Sanctuaire des Annapurnas est praticable en hiver du fait de leur basses altitudes, inférieures à 4000m


2. Comment résister à l’altitude sur le tour des Annapurnas ?


Annapurnas panneau de renseignement, vers Tal (1700m)

Panneau de renseignement, vers Tal (1700m)

L’altitude est le principal, si ce n’est l’unique, facteur qui peut vous gâcher votre tour des Annapurnas. A l’hypoxie (raréfaction de l’oxygène) en haute altitude (>4000m) s’ajoute une augmentation du rythme cardiaque, une hyperventilation (qui compense l’hypoxie), mais aussi un sommeil plus léger, une baisse des capacités mentales (réelles) et une déshydratation. Le mal des montagnes atteint 65% des gens à 4500m, à des degrés divers. Savoir reconnaître les premiers symptômes peut vous sauver la vie, car si  un œdème non traité entraîne la mort 1 fois sur 2, descendre permet toujours de résorber le problème, sans séquelle…

Alors dans l’altitude, il y a une part de physiologie, et une part de gestion. Si à 2500m d’altitude on rend tripes et boyaux, ce n’est pas la peine de forcer, il ne sera pas possible de tenir à 5000m. Dans le cas contraire, tout ira bien, à condition de suivre les recommandations suivantes à la lettre !

1. Ne monter que 500m par jour à partir de 3000m. Le Népal a cette chance de proposer des logements dans tous les petits villages des parcours des treks courus. Profitez en donc pour gérer votre plan de marche en fonction. Certaines étapes se font en 3h ? Pas grave. C’est ça, ou vous le paierez le lendemain.

2. Dormir plus bas que le point le plus haut gravi dans la journée. Quand c’est possible. C’est à cela que servent les journées acclimatation. On monte, puis on redescend dans la journée. Tous les 1500-2000m gravi, arrêtez vous une journée pour vous acclimater.

3. S’hydrater en conséquence. En fait, c’est surtout éliminer plus. L’idéal est de boire 4 litres par jour, tout liquide confondu. En général, avec le froid on force sur le thé, ce qui aide justement à éliminer. Le corps doit renouveler l’eau contenue dans l’organisme afin de réguler le taux d’oxygène. L’hyperventilation consomme 20% d’eau en plus. Bien s’hydrater est donc vital. Les locaux recommandent de boire du thé au gingembre, et de la soupe d’ail. On en trouve dans les toutes les auberges. Dans le même esprit, il vaut mieux éviter de boire de l’alcool, même de la bière.

Il y a quelques étapes recommandées, au-dessus de 3500m,pour respecter les 500m d'ascension quotidienne, mais là encore, il est possible de suivre sa propre voie. Il n'est donc pas nécessaire que je vous décrive un parcours type, il n'y en a pas. En revanche, je vous recommande de prendre une carte avant de partir, une Nepa qu'on trouve partout, et de composer au fur et à mesure.

A titre d’information seulement, voici ce que j’ai suivi :

  • Jour 1 : Besi Sahar – Bahundanda
  • Jour 2 : Bahundanda – Chamje
  • Jour 3 : Chamje – Danaque
  • Jour 4 : Danaque – Chame
  • Jour 5 : Chame – Pisang
  • Jour 6 : Pisang – Manang
  • Jour 7 : Manang
  • Jour 8 : Manang – Yak Kharka
  • Jour 9 : Yak Kahrka – Thorung Phedi Base Camp
  • Jour 10 : Thorung Phedi – Muktinath via Thorung La
  • Jour 11 : Muktinath – Kagbeni
  • Jour 12 : Kagbeni – Marpha
  • Jour 13 : Marpha – Ghasa

3. Comment résister au froid sur le tour des Annapurnas ?


froid

Lodge de Lobuche, 4950m. 6h du matin. La fenêtre givre de l’intérieur…

Avoir froid c’est désagréable. Surtout quand on ne bouge pas. En haute altitude en journée, même à 5000m, tout va bien. Mais dès lors que le soleil décline, ou qu’il se cache derrière une épaisse masse nuageuse, ça meule. Le pire, c’est de 15h à 18h. Je m’explique.

A 15h, tout le monde est assis dans la salle à manger, dehors il commence à faire vraiment froid. On en est à son deuxième litron de thé de l’après midi, quand arrive 17h, les mains collées à la tasse. La température devient négative. A l’intérieur on attend, en bougeant le moins possible, que la madame qui tient le lodge veuille bien allumer le poêle. Une fois qu’il est bien chaud, on se rue autour, on retire sa doudoune parce qu’on a trop chaud (et aussi parce qu’elle risque de fondre…), et on attend gentiment 18h30 que le repas soit servi. Mais quand il est l’heure de rejoindre sa chambrette, attention, car elles ne sont pas chauffées. On dort tout habillé, dans un duvet bien chaud (-10°C), et sous une couette. Avec ça, ça tient. Parce que si dehors il fait -15°C, dedans c’est à peine mieux…

Au delà de 3500m on a froid tous les jours. Pas un froid insupportable, cinglant, mais un froid sournois, insidieux. On croit qu'on est bien couvert, mais on a toujours ce petit frisson qui remonte du bas des reins et qui se propage dans tout le corps...

Quelques astuces pour résister au froid des vallées du tour des Annapurnas :

  • Porter un bonnet, même pour dormir. 40% de la chaleur s’échappe par la tête, le simple fait de porter un bonnet donne chaud.
  • Boire du thé au gingembre, qui stimule la circulation sanguine. Ca tombe bien, c’est bon aussi pour l’altitude.
  • Ne surtout pas prendre de douche au delà de 4000m, voire 3500m. C’est con, mais même si elle est chaude, le simple fait que l’air ambiant soit frais, on a du mal à se réchauffer après, et on attrape froid bêtement. En altitude, préférer les petites lingettes.
  • Une astuce de trekkeur : commandez un thermos d’eau chaude vers 19h, et mettez le thermos bien chaud dans le duvet.

4. Quelle météo sur le tour des Annapurnas ?


temps

Vallée de la Marsyandgi. Derrière les nuages, la chaîne des Annapurnas

Cette petite rubrique sur le froid me permet d’enchaîner sur le temps dans les montagnes de l’Himalaya népalais et l’évolution du temps au cours de la journée. On parle beaucoup des changement de température dans le désert, en imaginant que dans le désert il fait chaud tout le temps alors qu’en fait pas du tout, mais en montagne c’est l’inverse, on croit qu’il fait froid tout le temps mais en fait pas du tout.

Je me permets cette petite parenthèse car 2014 a été marqué par un incident majeur dans l’histoire du trek dans l’Himalaya, avec presque 200 morts dans la région des Annapurnas, en plein mois d’octobre. Un évènement d’autant plus tragique qu’il était totalement innatendu car impensable en cette saison. Mais comme il est totalement illusoire, et même dangereux, de faire confiance aux guides népalais, autant partir avec quelques informations de base.

1. Saisons. En septembre, les risques de pluie, liés à la mousson, sont encore élevés. En octobre-novembre, le ciel est très souvent dégagé le matin, et se couvre systématiquement à partir de 12h. Début décembre tombent les premières neiges. En hiver, les lodges et les cols ferment, à cause des températures extrêmes. En avril-mai, mois des expéditions 8000 m+, les températures redeviennent douces. Début juin la mousson revient.

2. Amplitude thermique. Ça n’a l’air de rien, mais l’amplitude thermique, surtout entre 3500 et 4500 m, d’altitude, n’est pas évidente à gérer. Avant 7h30, c’est à dire que le soleil dépasse les montagnes, il fait dans les -5°C au mois d’octobre. Vers 8h30, la température monte dans les +10°C, et peut atteindre +20°C en plein soleil au plus chaud de la journée, vers 11h. Vers 15h, la température redescend en dessous de 0°C.

3. Couverture nuageuse. Très généralement, le ciel est bleu azur jusqu’à 10h. C’est le meilleur moment pour apercevoir les sommets et prendre des photos. Ensuite, les nuages descendent dans les vallées, jusqu’à recouvrir toute la montagne vers 14-15h. Si le ciel est nuageux dès le matin, ce n’est pas bon signe. Mais s’il se voile dès le matin, attention, c’est souvent signe de neige… Il vaut alors mieux ne pas partir.

4. Régionalité. Les massifs de l’Himalaya sont tellement élevés qu’ils forment des barrières climatiques, avec des comportements presque uniques à chaque vallée. La chaîne des Annapurnas bloque le passage des nuages venant du sud. La vallée du Mustang est extrêmement aride et presque exempte de végétation, alors que la vallée de la Marsyangdi, de l’autre côté du col de Thorung La, est particulièrement humide et les averses sont fréquentes, même au mois d’octobre.


5. Solo rime avec solitude ?


Annapurnas Manang (3540m), capitale de district

Manang (3540m), capitale de district

Avant de lacer vos chaussures, il faut savoir que la région du tour des Annapurnas est très fréquentée. « Très fréquentée » ça veut dire que l’on voit du monde tous les jours, mais pas que l’on fait la queue pour rentrer dans une auberge.

On rencontre des tas de gens au Népal. De tout âge et de tout horizon. Des marcheurs évidemment, mais aussi des parrains / marraines d’associations locales, des pèlerins venus faire une retraite méditative dans un lieu sacré, des occidentaux apprentis moines, de jeunes mariés, des globe-trotteurs, ou de simples touristes en goguette. Curieusement, le Népal semble constituer une étape de choix dans les tours du monde. De fait, il m’est arrivé de croiser plusieurs personnes, seules ou en couple, qui partaient pour 3, 6, 8, 10 mois, parfois seulement l’Asie (au sens large), parfois pour de plus longues aventures, et de partager leur point de vue, leurs idées, leurs expériences.

Certains n’en sont pas à leur première visite, d’autres sont mêmes restés. Dans la montagne, j’ai vu des dames d’occident qui ne me parlaient en népalais, hippies des années 60 installées ici depuis. A Ghursang, un peu au-dessus de Manang sur le chemin du col de Thorung La dans les Annapurnas, une auberge est tenue par une française, et elle vous sert un jus d’argousier chaud en vous vantant les vertus du breuvage.

Il paraît (statistiques népalaises, c'est dire si c'est fiable) que sur les Annapurnas, les 3 nationalités les plus représentées sont les français, les israéliens et les allemands. Bon, je n'ai pas croisé tellement de français que ça, mais des allemands et des israéliens, pas mal, en effet.


6. Faut-il préparer son parcours à l’avance ?


Réaliser un trek sans un groupe organisé offre la liberté de suivre son propre chemin, son propre rythme, ses propres étapes. Fatigué, temps maussade, joli village. Un argument suffit pour déclarer une pause comme une étape pour la nuit. Sur le trek des Annapurnas, sachez que c’est tout à fait envisageable. Chaque étape est jalonné de villages dans lesquels vous trouverez toujours possible de dormir, même en pleine saison.

Après, il existe des dizaines de parcours de treks autour de la chaînes des Annapurnas, pour tous les niveaux de marche et de confort possible, et un paquet d’options pour rallonger l’expérience : Camp de base de l’Annapurna ou du Manaslu, lac de Tilicho, vallée de Naar Phu, Pisang Peak,… Si on est courageux il est même possible de combiner plusieurs de ces treks. Et il est toujours relativement aisé de monter son trek au fur et à mesure de sa marche et de sa forme…

Bien que la plupart des lodges où vous dormirez se disent des « hotels », on ne peut pas à proprement parlé d’hôtel, en tout cas pas au sens occidental du terme. Chez nous, on dirait plutôt un gourbi.

Des gourbis donc. En brique souvent, en bois des fois, en pierre rarement. L’accueil y est toujours sympathique, on y mange en général très bien, même si le menu est toujours le même, et pour pas cher. Après les lits sont des matelas en mousse posés sur des planches de bois, les douches sont rarement chaudes et les toilettes à la turque. A cela rajouter que le chauffage n’existe que dans la salle à manger (poêle), que les fenêtres laissent systématiquement passer un courant d’air glacé, et que la literie n’est certainement pas changée à chaque passage.

Annapurnas Bahundanda

Lodges du village de Bahundanda, bien rustiques

Mais c’est toujours moins rustique que de dormir sous la tente, cela donne l’occasion de faire de nouveaux compagnons de routes et d’échanger avec les habitants. Et ça, ça n’a pas de prix.

La partie basse du trek est dominée par l’influence hindoue. Et c’est bien connu, les hindous aiment les couleurs criardes. Les lodges récents ou récemment repeints sont souvent avec de belles couleurs de mauvais goût, mais qui se voient de loin.

Annapurnas Dhukur Pokhari

Lodge à Dhukur Pokhari, assez représentatif

Pour une raison que j’ignore, certains lodges ont également hérité de la culture anglaise des cottages, et on trouve dans les villages en dessous de 2500m  (Chamje, Tal, Chame, Danaque,…) beaucoup de ces cottages, avec un petit jardin fleuri souvent très bien entretenu. Bon, pas de pelouse à l’anglaise, faut pas pousser, mais de jolis aménagements. Ils s’accompagnent souvent un titre vendeur à la mode, « 24h hot shower », « We don’t use pinewood » ou « Free wifi » . Il faut se méfier, car ce n’est pas toujours vrai.

Annapurnas Chame

Lodge style Cottage à Chame (2670m)

Il est à noter également que plus on monte en altitude, meilleurs sont les lodges. Les premiers lodges que vous croiserez, dans la partie inférieure de la vallée de la Marsyangdi, sont généralement en bois, basiques, et pas toujours bien tenus. A partir de Manang (3500m), les lodges seront systématiquement en pierre, relativement isolés (soyons honnête) et peuvent contenir jusqu’à une vingtaine de chambres, réparties dans des bâtisses à 2 étages.

Au milieu de la salle à manger, il y a toujours un poêle. Au début de la pleine saison, septembre – octobre, il faut un peu se faire prier pour l’allumer, mais très vite on se rend compte que ce n’est pas nécessairement une bonne idée. Le tuyau d’échappement grossièrement rafistolé enfume rapidement la pièce d’une fumée noire toxique. Alors ben du coup on ouvre les fenêtres pour évacuer la fumée…

Annapurnas Thorung base Camp

Intérieur du lodge du Thorung Phedi Base Camp

Les lodges de la vallée du Mustang et de la région du sanctuaire de l'Annapurna sont réputés de meilleure qualité et plus confortables que ceux du tour des Annapurnas. Ils sont également un peu plus cher.


7. Quel budget prévoir pour un tour des Annapurnas ?


1 € = 120 Roupie népalaise (NR)

Pour une journée de trek classique sur le tour des Annapurnas (pause de 10h + midi + soir + nuit + petit déj) il faut prévoir environ 2500 NR (soit 20€),

On décompose ces 2500 NR par jour de la façon suivante :

  • Nuit en Logde : 100-250 NR.    Il est très courant de bénéficier de l' »Isaraelian deal », c’est à dire qe si l’on prend le repas du soir et le petit déjeuner dans le lodge, ce qui est très courant, on ne paie pas la nuit.
  • Repas du soir : 500-600 NR
  • Dhal Bhat : 400-500 NR
  • Thé : 50NR
  • Coca : 150-200 NR
  • Bière (66cl) : 400-500 NR
  • Litre d’eau en bouteille : 150 NR
  • Litre d’eau aux Safe Water Station : 30 à 60 NR

Un trek de 15 jour vous impose donc de prendre a minima 40000 Roupies, c’est à dire malheureusement retirer 4 fois au distributeur (x4 commissions bancaires…), le maximum autorisé par les machines étant de 10000 NR.


8. Trek & gastronomie


Pas d’inquiétude. Sur le tour des Annapurnas on mange bien partout, et pour ceux qui s’inquiètent, pas épicé du tout. Dans chaque petit village, chaque petite auberge, une dizaine de plats sont proposés, chacun déclinés en 4 ou 5 préparations, du traditionnel dal bhat (plat de riz avec une soupe de lentilles, des pommes de terres au curry, des légumes et des pickles), à des plats parfaitement exotiques, burritos, chiken butter massala, yak burgers,… Certains villages plus importants, tel Manang ou Jomsom, possèdent même leur lots de pâtisseries allemandes.

manger_veggie burger

Veggie burger, à Yak Karka

Les plats que vous mangerez le plus couramment sont :

  • Des pâtes : macaronis, spaghettis, noodles, chowmein (comme de gros noodle), thupka (soupe de noodle un peu épicée),
  • Du riz : riz frit, dal bhat
  • Des momos (équivalent des gyoza japonais), spécialité népalaise
  • Des patates : au curry, avec des petites légumes

Plus rare, mais aussi plus authentique, essayez la pâte de sarrasin (dhido en népalais, buckwheat paste en anglais). Ca n’a pas tellement de goût, mais ça ne fait pas de mal. Elle est souvent accompagné d’un curry de légumes.

Les momos sont des petits raviolis farcis à ce que vous voulez, légumes, patate, fromage, un mélange des 3, champignons, ou à Bodnath, aux fromage de chèvre & épinards. Ils se commandent soit cuits à la vapeur, soit frits. Personnellement je les préfère vapeur. A consommer sans modération.

manger_momos

Momos !

Le Dal bhat est un plat tellement traditionnel que les porteurs en consomment 2 à 3 fois par jour. En gros, ils ne mangent que ça. Astuce de goinfre : le dal baht est le seul plat ou l’on vous proposera de vous resservir, de tout ce que vous avez dans l’assiette. 2 repas pour le prix d’un…

Népal : manger_dal bhat

La pomme est cultivée dans les vallées des Annapurnas, et alimentent tous les villages. Pratiquement chaque lodge propose des apple pie et apple crumble absolument délicieux (demandez qu’on vous les réchauffe…)

manger_apple crumble

Apple crumble de Markha, la patrie de la pomme au Népal

Pratiquement chaque auberge située pas trop en altitude (max 4000m) possède sont petit potager. De ce fait, les légumes accompagnant les plats (principalement carottes, patates, choux, épinards et sorte de blettes), cultivés sur place, sont frais, bio et par essence parfaitement sain.

Attention cependant à ne pas consommer de viande, dont l'origine n'est pas traçable. Même le poulet. Je vous recommande donc un menu exclusivement végétarien pour ces quelques jours de treks, ce qui ne fait pas de mal, et qui limite ainsi le risque au minimum.

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Thupka


9. Comment s’habiller sur le tour des Annapurnas ?


habiller

Polaire Powerstrech Mammut, modèle 2013-2014. Un très beau produit

J’ai lu des tas de blogs et de conseils, vu des tas de vidéos sur le « layering« , où comment multiplier les couches de vêtements pour se protéger du froid, en opposition avec le « pull en laine – doudoune » d’avant (vous pouvez d’ailleurs trouver un merveilleux article ici : Layering ou comment s’habiller léger en trek – Terre de Treks)

Alors certes, on a plus de vêtements, ils sont moins lourds, plus techniques, plus fins. Mais j’ai quand même eu froid. Ce qui est intéressant, c’est que la température évoluant très vite en montagne, il est tout de même indispensable d’avoir des couches de vêtements chauds, et d’autres plus fins. Voilà ce que j’ai fait :

500m – 1500m (Pokara, Katmandou, Annapurnas jours 1&2)

  • matin : t-shirt
  • journée : t-shirt
  • soir : t-shirt + polaire

1500m – 2500m (Annapurnas jours 3 à 5)

  • matin : t-shirt + polaire
  • journée : tshirt
  • soir : t-shirt + polaire

2500m – 3500m (Manang, Muktinath)

  • matin : t-shirt + polaire
  • journée : t-shirt
  • soir : t-shirt + polaire + doudoune + bonnet
  • nuit : duvet

3500m – 4500m (Thorung Phedi)

  • matin : t-shirt manches longues + polaire + doudoune + bonnet + gants + écharpes
  • journée : t-shirt manches longues + polaire + bonnet
  • soir : t-shirt manches longues + polaire + doudoune + bonnet + gants + écharpes
  • nuit : duvet + polaire + bonnet + écharpe

+4500m (col de Thorung La)

  • matin : haut & bas thermiques + polaire + doudoune + gore-tex + bonnet épais + gants épais + écharpe
  • journée : haut & bas thermiques + polaire + gants
  • soir : haut & bas thermiques + polaire + doudoune + gore-tex + bonnet épais + gants épais + écharpe
  • nuit : haut & bas thermiques + polaire + bonnet épais + gants épais + écharpe + couette

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