Après 3 mois passé au Népal, traversé les Annapurnas en autonomie, rejoint le camp de base de l’Everest, vadrouillé dans la vallée de Katmandou, je vous livre tout ce qu’il faut, tout ce qui est nécessaire pour organiser simplement et efficacement votre prochain trek au Népal.

Sommaire de cet article :

    1. Quel est la meilleure période pour un trek au Népal ?
    2. Ai-je besoin d’un visa pour le Népal ?
    3. Combien coûte un vol pour le Népal ?
    4. Ai-je besoin d’un permis pour un trek au Népal ?
    5. Comment et pourquoi partir en trek au Népal sans agence
    6. Que ne dois-je pas oublier avant de partir ?
    7. Quels vaccins pour le Népal ?
    8. Quels sont les treks que je peux faire sans agence ?
    9. Ou dormir à Katmandou, avant et après mon trek ?
    10. Préparer le trek du Camp de Base de l’Everest
    11. Préparer le tour des Annapurnas

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1. Quelle est la meilleure période pour un trek au Népal ?

Mur de moulins à prières, au dessus de Manang

Il n’y a que 2 saisons favorables pour organiser votre trek au Népal.

Pour un « teahouse trek » (trek en lodge), des régions des Annapurnas et de l’Everest, les meilleurs saisons sont le printemps et l’automne (octobre-novembre et mars-avril).

L’été (mai-septembre), c’est la mousson. Il pleut alors toute la journée. En hiver (de décembre à mars), le temps est sec et dégagé, mais au-dessus de 5000m, les températures peuvent devenir extrêmes (-40°C), et la plupart des lodges et cols sont fermés. 90% des trekkeurs se concentrent sur ces 4 mois les plus favorables.

Pour les treks du Dolpo, à l'ouest du Népal, la période la plus propice est de mai à octobre, car la mousson n'atteint pas ces régions.

Les treks du Sanctuaire des Annapurnas, de l’Helambu et de la Vallée du Langtang, sont praticables en hiver du fait de leur basses altitudes (<4000m).

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2. Ai-je besoin d’un Visa pour le Népal ?

Organiser votre trek au Nepal - Visa

OUI.Si vous êtes à Paris, le visa pour le Népal est assez simple à obtenir : il suffit d’aller à l’Ambassade du Népal (45 Bis Rue des Acacias, 17e), un matin en semaine, de 10h à 13h. Vous versez un acompte (30€ pour moins d’un mois, jusqu’à 125€ pour une période 30-90 jours), et vous revenez rechercher le visa quelques jours plus tard (généralement 2-3 jours).

Si vous n’êtes pas sur Paris, il faut adresser un courrier au consulat du Népal, à Rouen (Boîte Postale 40257, 76004 ROUEN cedex 2) . Le délai d’obtention est d’environ une douzaine de jours.

Il est également tout à fait possible de faire votre visa en arrivant à l'aéroport de Katmandou. Ce n'est ni plus long, ni plus compliqué.

Le site du consulat : Ambassade du Népal.

Les tarfis ont augmenté en 2019 ! Les nouveaus tarifs, applicables depuis le 17 juillet 2019 sont les suivants. Il y a maintenant 3 visas, pour des durées de 2 à 15 jours (40€), de 16 à 30 jours (60€) et de 30 à 90 jours (125€).


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3. Combien coûte un vol pour le Népal

Organiser votre trek au Nepal - Everest

Depuis la France, il y a plusieurs vols par jour qui desservent Katmandou. La gamme de prix passe du simple au quadruple selon si le vol est direct, ou non.

Un vol direct Paris Katmandou avec Air France est supérieur à 1500€, même réservé 6 mois à l’avance.

Un vol avec une escale à Abu Dhabi, Canton (Guangzhou), Delhi ou Bombay sont autour de 600€, même en pleine saison et un mois à l’avance.

Je vous conseille de passer un peu de temps sur les comparateurs comme Skyscanner ou plus implement Google, et d’être flexible sur les dates . En peu de temps vous devriez obtenir un tarif comparable à ceux-là.

Attention, si vous faites 2 escales en Inde, avec un changement d'aéroport (cela peut être le cas à Delhi), il vous faut ABSOLUMENT un visa indien. Ne vous faites pas piéger.

En interne, les vols sont fixés par le Gouvernements. et ne varient pas en fonction de la période. Les prix sont les suivants :

  • 350€ pour un vol Katmandou – Lukla aller-retour
  • 130€ pour un vol Katmandou – Jomsom aller-retour

Contrairement aux idées reçues, l’avion reste le moyen plus sûr pour voyager au Népal.

Pour l’anecdote, en 2016, suite à 2 crashs d’avion en février, les agences francophones ont revu leur proposition de trek et ont retiré les liaisons des sites de trek par des bus (vous pouvez lire l’article du magazine Trekmag ici). Hors, pour rejoindre le Khumbu, la région de l’Everest, il faut compter a minima 5 jours de marche supplémentaire. L’année suivante, les vols intérieurs népalais sont réintégrés dans les packages des agences. Les statistiques démontrant que les voyage en bus sont malheureusement beaucoup plus gangereux (article sur le blog Tirawa ici)

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4. Ai-je besoin d’un permis pour un trek au Népal ?

 

Oui, il faut absolument un permis pour réaliser un trek au Népal. Pour réaliser n’importe quel trek, qu’il soit organisé ou non.

Localement, on appelle cela un TIMS (Trekker’s Information Management Systems).

De plus, vous aurez besoin d’un permis supplémentaire (ACAP Permit) pour rentrer dans certaines régions naturelles protégées : Annapurnas, Manaslu, Langtang, Khumbu, ou Kanchenjunga.

Il y a de nombreux checkpoints sur les sentiers de trek, et votre permis sera demandé à chaque passage. Donc ce n’est pas une options de s’en passer.

Pour obtenir votre permis, il suffit de vous rendre au Nepal Tourism Board’s office, ici :

Le bureau des permis est facilement accessible depuis Thamel à pieds. Il faut compter une 20aine de minutes.

Les bureaux sont ouverts de 10h à 17h, tous les jours, même le dimanche.

Pour votre permis de trek, on vous demandera :

  • Si vous partez tout seul ou avec un guide (les permis ont une couleur différente)
  • La date de début et de fin de trek
  • L’itinéraire du trek
  • Un numéro à contacter en cas d’urgence au Népal
  • Un numéro à contacter en cas d’urgence en France
  • Le contrat d’assurance, et les contacts de l’assurance (numéro de téléphone, police)
  • Le nom de votre guide
  • 2 photo d’identités par permis
  • Passeport
  • de l’argent liquide (pour payer les permis)

Sur place, il y a un formulaire à remplir, et une fois que vous avez payé, le permis vous est délivré immédiatement.

Il faut compter 2000 NR pour un trek solo, 1000 pour un trek avec un guide.

Pour l’ACAP, il faudra s’acquitte de 2000 NR supplémentaires.

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5. Comment et pourquoi partir en trek au Népal sans agence

Vue sur l’Ama Dablam et le Mont Everest, depuis l’Everest View, l’hotel « le plus haut du monde » (3980m)

Passer par une agence pour organiser votre trek au Népal est un choix personnel, motivé par un certain nombre d’attentes.

Après avoir passer plus de 3 mois au Népal, je peux vous dire que toutes ces attentes ne seront pas satisfaites. Je vous explique :

1) Avec une agence, je gagne en confort.

C’est évident. Un guide francophone, un parcours décidé à l’avance, parfois même un caisson hyperbare ambulant. Mais cela à un prix : 2500€ pour le Tour des Annapurnas ou le camp de Base de l’Everest.

Si vous passez par une agence locale, c’est une autre histoire. Le porteur désigné par l’agence a en effet la tâche de porter votre sac, voire 2 sacs. C’est effectivement l’essence même de l’embauche d’un porteur. S’il est seul, on vous donnera un porteur / guide. Celui là parle anglais, mais réserve les lodges à l’avance, vous renseigne sur la météo (via portable), prend vos commandes et vous apporte votre repas.

Sauf que la météo n’est absolument pas fiable, vous dormirez dans l’hôtel de son cousin (ou ami), mangerez dans le resto de sa sœur et  c’est lui qui décidera quand et où vous arrêter. Si le confort c’est la liberté, alors passez votre chemin, le porteur, et c’est encore pire si c’est un guide, est un tyran.

2) Avec une agence, j’ai la garantie qu’il ne m’arrivera rien.

Pas tout à fait. 2014 a été marqué par une tragédie dans l’histoire du trek au Népal : plus de 100 morts dans la région des Annapurnas, uniquement des trekkeurs et leurs porteurs / guides.

N’ayant reçu aucune formation de haute montagne, de secourisme, ou même pour n’avoir jamais marché dans la neige, le porteur / guide népalais ne vous sera d’aucune aide pour sortir d’une situation compliquée. Il ne faudra compter que sur vous-même ! C’est triste, mais c’est malheureusement le cas.

Sur les Annapurnas et l’Everest, en pleine saison l’affluence est telle que partir en solo ne rend pas l’ascension dangereuse. Sur des treks moins fréquentés du Manaslu, Makalu ou du Kangchenjunga, il vaut mieux partir en petit groupe avec un guide. D’autant que les plupart des étapes se font sous tente. Renseignez-vous sur la formation de vote guide avant de partir.

3) Cela donne du travail aux sherpas népalais.

C’est vrai. Mais en pleine saison cela donne aussi du travail à des opportunistes moins scrupuleux. Un porteur via une agence locale vous coûtera entre 15 et 25$ par jour. Lui, le porteur, touchera moins de 30% de cette somme, au prorata de la charge qu’il transportera. Par ailleurs, les sherpas (le groupe ethnique des sherpas) sont guides, rarement porteurs, et embauchés pour des expéditions d’envergure (ascension de sommets), pas pour des petits treks payés une misère.

Attention donc à l’amalgame. Le porteur, lui, est souvent quelqu’un de peu instruit, et dont l’unique fonction sera de porter vos affaires d’un point A à un point B, et pas de taper la discute ou de vous renseigner sur telle ou telle coutume locale. Il faut bien en être conscient, le porteur ne deviendra pas votre ami. A vous de voir donc si l’agence se pose en aide ou en contrainte. Si l’objectif est le dépassement de soi, alors prendre un porteur change un peu la donne…


Comment donc partir sans porteur. Eh bien il va falloir un peu d’organisation, planifier son parcours, savoir gérer l’acclimatation et l’altitude. Les chemins sont tous tracés, facile à repérer et parsemé de centaines de lodges. Impossible de se perdre. Il faudra optimiser le poids du sac au kilo prêt, sans rien oublier. A tout moment, il faudra reconnaître les symptômes de la moindre souffrance, et ne pas se surestimer.

Cela s’apprend. Si ce la vous tente, vous pouvez jetez un coup d’oeil ici.

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6. Que ne dois-je pas oublier avant de partir ?

Pour partir serein, on a conçu pour vous cette check-list. Testée et approuvée. Il suffit de la télécharger et de cocher au fur et à mesure de l’avancement de votre sac.

Trois éléments à ne pas oublier :

1. Des Boules Quies.

Musique, cris, klaxons, chiens qui aboient, déglutitions à répétition, groupe d’espagnols ou simplement un robinet qui goutte peut vous gâcher votre sommeil. Il ne vous faudra pas 3 jours pour apprendre que le double vitrage (parfois même le simple) n’existe pas au Népal, et que ce ne sont pas les champions de l’isolation phonique. Une paire de boule Quies l’ami, ça te sauve ton voyage.

2. Du PQ.

La coutume népalaise est le seau d’eau. On fait sa petite affaire, puis on se lave le derrière avec un petit broc d’eau, rempli au préalable dans un tonneau. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec cette pratique d’origine indienne,  mieux vaut apporter son papier. On peut en trouver sur place, mais épais comme du papier à cigarette. Avis donc aux amateurs.

3. De l’argent liquide.

Le distributeur, c’est un truc de citadin. Dans la montagne, il faut oublier. Il y en a un à Jomsom, dans les Annapurnas, et à Namche Bazaar dans le Khumbu. C’est tout.

Et à compter de 2000 NR en moyenne par jours de trek, il faut donc penser à partir avec une petite liasse de billet. Jusque là, pas de problème. Sauf que le distributeur ne vous laisse retirer que par paquet de 10000 NR max (environ 80€).

Avec évidemment, à chaque fois, une petite commission de 400 NR, qui s’ajoute à la commission de la banque française (qui se régale), d’environ la même somme. Après un rapide calcul, on arrive a l’extravagance de 8% de commission au total. Sur 1000 € ça commence à chiffrer… Prendre de l’argent liquide avant de partir reste de loin la meilleure option. Et cela peut dépanner si l’on a prévu un peu juste au niveau des dépenses quotidienne en montagne.

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7. Quels vaccins pour le Népal ?

Avant toute chose, faites toujours un check sur le site des affaires étrangères : Conseils aux voyageurs

Pour organiser votre trek au Népal, il est indispensable de prévoir quelques vaccins :

Vaccins indispensable :

  • Hépatite A
  • Fièvre Typhoïde
  • BCG (classique)
  • DT Polio (classique)

Vaccins recommandés :

  • Hépatite B
  • Méningite
  • Antirabique

Le vaccin contre la rage est assez compliqué, avec plusieurs rappels. Ne faites ce vaccin que si vous avez prévu un séjour longs.

Pharmacie :

Autant les hôpitaux népalais sont démunis au possible (d’où la nécessité de prendre une assurance rapatriement), autant les pharmacies, même en montagne, sont achalandées avec tous les remèdes et pansements courants, de la genouillère, au cachets anti-rhume, diamox, strepsils, etc. Et souvent beaucoup moins cher qu’en France.

Je n’ai pas pris de médicament contre la malaria/paludisme au Népal. En haute montagne, il n’y a pas de moustique, et les médicaments provoquent souvent des dérangements au niveau de l’estomac. Comment savoir alors si vous avez mal à l’estomac à cause de ce que vous avez mangé la veille, à cause du médicament, ou à cause de l’altitude ?

Voici ma pharmacie pour ces 3 mois de trek au Népal :

  • Diamox (mal des montagnes)
  • Amoxicilline (antibiotique large spectre)
  • Zyrtec (ou antihistaminique équivalent)
  • Ercéfuryl (ou antibiotique intestinal équivalent)
  • Biafine
  • Pansements
  • Imodium (ou antidiarrhéique équivalent)
  • Spray anti-moustique
  • Spray désinfectant
  • Cachets purificateurs d’eau

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8. Quels sont les treks que je peux faire sans agence ?

Vallée de la Thorung Khola, vers Ghursang (3950m)

Tous. D’un point de vue strictement légal, n’importe quel trek du Népal peut se faire sans agence. Un guide n’est même pas obligatoire.

Pour des raisons de langues, de difficulté technique ou opérationnelle, il peut être préférable de prendre un guide local.

Certains treks se prêtent davantage à une aventure solo. Par exemple :

  • Les treks de moyenne montagne (Langtang, Chandrakot, Tatopani), en raison du risque presque inexistant de mal de l’altitude)
  • Les treks des Annapurnas (Sanctuaire des Annapurnas, Tour des Annapurnas, Lac Tilicho, Poon Hill) par leur haute fréquentation et la facilité à trouver les lodges disponibles

Je conseillerai tout de même de prendre un guide pour les teks suivants :

  • Haut Mustang, pour partager la culture avec cette partie du Népal, interdite il y a encore quelques années
  • Le Khumbu et la région de l’Everest, parce que les place disponibles sont faibles en haute saison et votre guide vous aidera dormir au chaud
  • Le Dolpo, pour la même raison que le Haut Mustang
  • La région du Manaslu, encore peu fréquentée
  • Le camp de base du Kangchenjunga, où les villages sont peu nombreux
  • Les ascensions de trekking peak (Lobuche peak, Mera Peak, Island Peak) où un matériel spécifique est requis.

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9. Ou dormir à Katmandou, avant et après le trek ?

Katmandou, temple de Swayambhunath

On pourrait presque reformuler la question en : faut-il dormir à Thamel ?

Thamel est le cœur touristique de Katmandou. Un quartier historique, presque exclusivement constitué de boutiques, restos, bars et guest houses. Aucune habitation ni vie de quartier. Quasiment tous les touristes sont « parqués » à Thamel. Mais si découvrir ce quartier est totalement indispensable pour qui arrive à Katmandou, le bruit incessant et la sollicitation continue des marchand constitue-t-il réellement une escale obligatoire pour bien préparer ou se reposer de son trek ?

Eh bien pas forcément. Voici une carte des Guest house et hôtels en dehors de Thamel et à moins de 50€ la nuit particulièrement séduisants :

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10. Préparer le trek du Camp de Base de l’Everest

Parce que la préparation de ce trek est particulièrement importante, cela méritait un article complet.

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11. Préparer le tour des Annapurnas

Jeune moine bouddhiste devant un four solaire, Monastère de Muktinath

Parce la préparation de ce trek est elle aussi particulièrement importante, cela méritait également un article complet.

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