Il est dans la vie de ces moments que l’on oublie jamais. Un paysage extraordinaire, une rencontre fabuleuse, une émotion intense, qui reste gravée à l’intérieur, et que l’on ne peut faire partager car la sensation est propre à chacun. Le trek du Camp de base de l’Everest fera indubitablement parti de ces moments.

Atteindre les pieds du plus sommet du monde provoque un sentiment proche de l’extase. Un émerveillement continu. Un spectacle qui ne s’arrête jamais. Et pourtant on souffre, on a froid, on s’essouffle. Peut être est-ce là le prix à payer, la récompense d’un effort mérité qui rend l’instant magique.

Autant être honnête, ce trek m’a mis une claque. D’accord, après 2 semaines dans les hauteurs, j’étais content de retrouver un minimum de confort (comprendre : une douche). Mais qu’est ce que c’était bon. Incroyable, fantastique, hallucinant. Je n’ai pas les mots pour exprimer les sensations, je n’ai que des « waouh », des « putain », des  « la vache » et des « c’est ouf » à proposer. Et pourtant, les gens qui me connaissent savent que je ne suis pas un garçon facile. Mais là, Everest, Chomolungma ou Sagarmatha de ton petit nom, je l’avoue, tu m’as conquis.

Vous pourrez retrouver les infos plus générales ici Organiser son trek au Népal – Terre de Treks.

Et le récit complet du trek du camp de base de l’Everest et des lacs ici : Carnet de Trek – Camp de Base de l’Everest & Lacs de Gokyo


1. Quand faire le trek du camp de base de l’Everest ?


Organiser sont trek au Nepal - Himalaya

En théorie, il est possible de faire le trek du camp de base de fin septembre à début juin. Mais les mois de décembre, janvier et février sont tellement froid que c’est vraiment déconseillé, à moins d’être aguerri. Les 2 périodes favorables pour partir sur ce trek sont le printemps et l’automne (octobre-novembre et mars-avril). L’été (mai-septembre), c’est la mousson. Il pleut alors toute la journée. En hiver (décembre à mars), le temps est sec et dégagé, mais à 5000+m, les températures peuvent devenir extrêmes (-40°C), et la plupart des lodges et cols sont fermés. 80% des trekkeurs se concentrent sur ces 4 mois les plus favorables.


2. Rejoindre Lukla en avion


vol local

La piste de Lukla. Ca ne se voit pas bien, mais je vous jure qu’elle est super pentue

Lorsqu’on prépare le trek du camp de base de l’Everest, on peut se poser la question si prendre un petit avion pour rejoindre Lukla, plutôt que de prendre un bus local et 5 jours de marche, est une bonne idée.

Prendre l’avion pour Lukla est une expérience en soi. Un truc à faire, comme le bus local, pour s’imprégner du folklore. Petite parenthèse, la piste de Lukla est réputée comme étant l’une des plus dangereuse du monde. Pourquoi ? Ben parce qu’elle est tellement courte qu’elle est inclinée de 12° pour que les avions, les plus petits modèles, aient les moyens de freiner avant de se crasher dans la montagne. Rassurant.

L’aéroport de Katmandou. On se croirait à la gare routière. Il y a bien des guichets, avec le nom de la compagnie dessus, mais les types qui sont là ne parlent pas anglais, et de toute façon ne vous parlent pas du tout. On se demandent comment les bagages arrivent dans le bon avion. Le fait est qu’ils y arrivent. Il y a un malheureux restaurant, et une machine qui sert un affreux café. Mais le plus important est de prendre un avion. Et ça mes petits amis, c’est bien la misère. Je vous explique :

Les vols pour Lukla ont cela de particulier, étant donné que la piste est très dangereuse, qu’ils ne volent que si le temps est clément. C’est à dire que si vous avez un avion programmé pour tel jour à telle heure, il y a une très forte chance pour que ce vol soit retardé ou annulé. Comment ça se passe dans les faits ? Simple. Vous arrivez à l’aéroport. Le mieux c’est d’y être très tôt, genre 6h00, parce que le temps est plus clément le matin. Vous vous pointez devant le guichet de votre compagnie. Vous attendez un peu, vous gueulez, vous obtenez votre boarding pass (le graal !), avec un numéro dessus. Le numéro correspond au combientième vol de la journée de cette compagnie. Si le temps est effectivement beau, alors 40 avions ou plus peuvent décoller dans la journée. Si c’est bof, peut-être 10 avions. Si c’est moche, aucun avion. Donc vous ne savez jamais quand vous décollerez, ni même si vous arriverez à destination ce jour là. Si tous les vols, ou que juste votre vol est annulé, il faut revenir le lendemain. Mais là attention, car il y a des gens qui ont pris un billet pour ce nouveau jour, et vous n’êtes plus en priorité ! Alors là ça devient beaucoup plus compliqué pour trouver une place. Voilà. J’ai passé 2 jours à l’aller pour avoir enfin un avion pour Lukla, et 2 jours au retour…

vol local (2)

Mais il est où mon avioooon !?

A noter que tous les vols ont un prix fixe, fixé par le gouvernement. Un vol Katmandou – Lukla AR coûte 350$.


3. Rejoindre Lukla en bus


On ne peut pas aller au Népal sans prendre une fois au moins le bus local. Cela fait partie du folklore.

bus local

La première étape est de réussir à choper un billet. Quelque soit la gare routière, si tant est que ce soit la bonne, il y a toujours un guichet bondé de gens qui crient, un malheureux type la dedans qui ne parle pas un mot d’anglais, et au dessus, une immense pancarte avec tout plein de destinations sympas, mais toutes écrites en népalais. Bienvenue.

 Le bus à népalais se distingue facilement du bus à touristes. Très coloré, dans un style criard-kitsch, et des drapeaux de partout, le bus local a toujours un petit nom super flippant du style « ROAD STAR », « EVIL ROCKET » ou « HELL DRIVER ». Le bus comporte généralement 20 à 30 places assisses, mais compte souvent 2 fois plus de gens dedans, plus quelques une sur les toits, des sacs de riz de 25kg, de patates, d’oignons, et parfois des chèvres.

Eh bien malgré son surpoids, et son moteur rachitique, ce bus Tata peut emprunter toutes les pistes, inondées ou avec des cailloux gros comme des pastèques. Alors il fait des bonds, il saute, il crache tout ce qu’il peut à la moindre montée, mais il avance, et ça passe. Pas vite, mais ça passe. 60 km de piste ? 6 heures.

Le contrôle des billets est super strict, et un billet pour touriste est 4 fois plus cher qu’un billet pour local. Il arrive que l’on fasse descendre des locaux pour faire monter des touristes dans un bus plein car plus rentable. Bon esprit.

Parenthèse sur les minibus de Katmandou. Solution économique pour rejoindre Bodnath ou Bhaktapur, prendre un minibus reste un truc de dingo. Pas de stop, pas de nom, pas de numéro. La porte ouverte, un type gueule un quartier. Si ça ressemble au votre, gueulez en retour, et si c’est bon, le minibus ralenti (!) et vous fait monter.

Ensuite, depuis la fin de la route jusqu’à Lukla, il faut compter environ 5 jours de marche plutôt exigeante, mais intéressante en terme d’acclimatation.


4. Comment résister à l’altitude sur le Trek du Camp de base de l’Everest ?


Le mal des montagnes atteint 65% des gens à 4500m, à des degrés divers.  Pour rejoindre le Camp de base, situé à 5350m, depuis Lukla, il faut compter 6 à 7 jours. 7 jours pour s’acclimater progressivement à l’altitude.

Ce n’est pas la peine d’aller plus vite. C’est possible, mais je vous le déconseille car c’est dangereux. Sylvain Tesson et Alexandre Poussin ont atteint le camp de base de l’Everest en 3 jours, mais dans un état déplorable. Pourquoi ? Par ce que notre corps a besoin de produire plus de globules rouges pour s’habituer au manque d’oxygène, et cela prend du temps.

Pour réussir ce trek, et s’acclimater progressivement, il suffit de suivre ces 4 règles simples :

1. Ne monter que 500m par jour à partir de 3000m. Le Népal a cette chance de proposer des logements dans tous les petits villages des parcours des treks courus. Profitez en donc pour gérer votre plan de marche en fonction. Certaines étapes se font en 3h ? Pas grave. C’est ça, ou vous le paierez le lendemain.

2. Dormir plus bas que le point le plus haut gravi dans la journée. Quand c’est possible. C’est à cela que s ervent les journées acclimatation. On monte, puis on redescend dans la journée. Tous les 1500-2000m gravi, arrêtez vous une journée pour vous acclimater.

3. S’hydrater en conséquence. En fait, c’est surtout éliminer plus. L’idéal est de boire 4 litres par jour, tout liquide confondu. En général, avec le froid on force sur le thé, ce qui aide justement à éliminer. Le corps doit renouveler l’eau contenue dans l’organisme afin de réguler le taux d’oxygène. L’hyperventilation consomme 20% d’eau en plus. Bien s’hydrater est donc vital. Les locaux recommandent de boire du thé au gingembre, et de la soupe d’ail. On en trouve dans les toutes les auberges. Dans le même esprit, il vaut mieux éviter de boire de l’alcool, même de la bière.

4. Redescendre au moindre signe inquiétant. Savoir reconnaître les premiers symptômes du mal aigu des montagne peut vous sauver la vie, car si  un œdème non traité entraîne la mort 1 fois sur 2, descendre permet toujours de résorber le problème, sans séquelle… Migraines, nausées, apathie, vertiges, gonflement, les symptômes sont graduels et progressifs. Si un Diamox peut aider à l’acclimatation, il ne vous sauvera pas la vie.  Alors dans l’altitude, il y a une part de physiologie, et une part de gestion. Si à 2500m d’altitude on rend tripes et boyaux, ce n’est pas la peine de forcer, il ne sera pas possible de tenir à 5000m. Dans le cas contraire, tout ira bien, à condition de suivre les recommandations suivantes à la lettre !

Au delà de 4000m, à l’hypoxie (raréfaction de l’oxygène) s’ajoute une augmentation du rythme cardiaque, une hyperventilation (qui compense l’hypoxie), mais aussi un sommeil plus léger, une baisse des capacités mentales (réelles) et une déshydratation.

Les étapes classiques du trek du Camp de Base de l’Everest sont : Lukla – Phakding – Namche Bazaar – Tengboche – Dingboche – Lobuche – Gorak Shep – Pheriche – Namche Bazaar – Lukla.

8 jours de marche + 2 jours d’acclimatation à Namche de Dingboche. Si l’on est acclimaté, en venant à pied depuis Jiri par exemple, il est possible d’aller plus vite sur les étapes inférieures, et de zapper les journées d’acclimatation.

Il existe quelques alternatives, pour éviter ces points d’arrêts bondés en pleine saison.

1. Lukla (2840m). Si l’on a la chance d’avoir un avion en début de journée, autant commencer à marcher de suite, et atteindre ainsi Tok Tok ou Monjo . Depuis Lukla, ce n’est pratiquement que de la descente, donc c’est cool comme première journée.

2. Namche Bazaar (3440m). La montée sur Namche Bazaar est assez rude, et le village lui-même est en hauteur. Avec un peu de patate, atteindre le village de Khumjung (3780m) est une bonne option car à l’abri de la horde de touristes.

3. Tengboche (3860m). Juste en contrebas du village de Tengboche, le petit village de Deboche (3820m) offre un bon refuge, avec des lodges plus confortables que les rustiques préfabriqués arrangés autour du monastère de Tengboche

4. Dingboche (4410m). Pas d’autre alternative, mais il y a tellement de lodge que ça m’étonnerait qu’ils soient tous plein.

5. Lobuche (4910m). Etape obligatoire, malheureusement

6. Gorak Shep (5160m). Alors il n’est pas indispensable de passer une nuit à Gorak Shep. Il est même préférable de ne pas y aller, tellement le risque de mal des montagne est élevé.

Dans la vallée des lacs de Gokyo, il y a plusieurs options également, selon si l’on monte par cette voie, pour ensuite passer le col de Cho La (3 étapes, Phortse, Maccherma, Gokyo) ou si l’on descend (Dole – Namche).

Trek du Camp de base de l'Everest : tengboche

Lodges de Tengboche

 


5. Comment résister au froid sur le trek du Camp de base de l’Everest ?


froid

Lodge de Lobuche, 4950m. 6h du matin. La fenêtre givre de l’intérieur…

Avoir froid c’est désagréable, surtout quand on ne bouge pas. En haute altitude en journée, même à 5000m, tout va bien. Mais dès lors que le soleil décline, ou qu’il se cache derrière une épaisse masse nuageuse, le froid peut devenir une vrai idée fixe, une obsession, même bien équipé. Surtout lorsqu’on attend que le poêle des lodge soit allumé, à la nuit tombé, vers 18h. Quand il est l’heure de rejoindre sa chambrette, attention, car elles ne sont pas chauffées. On dort tout habillé, dans un duvet bien chaud (-10°C), et sous une couette. Avec ça, ça tient. Parce que si dehors il fait -15°C, dedans c’est à peine mieux…

Mais il y a là encore des astuces simple pour bien le supporter.

  1. Boire du thé au gimbembre Le thé au gingembre a de nombreuses vertus. Il stimule la circulation sanguine et aide ainsi à supporter le mal de l’altitude et à digérer. Et ça tombe bien, son côté épicé accroît la sensation de chaleur. Boire du thé réchauffe, alors on y va !
  2. Porter un bonnet, même pour dormir. 40% de la chaleur s’échappe par la tête, le simple fait de porter un bonnet donne chaud.
  3. Ne surtout pas prendre de douche au delà de 4000m, voire 3500m. C’est con, mais même si elle est chaude, le simple fait que l’air ambiant soit frais, on a du mal à se réchauffer après, et on attrape froid bêtement. En altitude, préférer les petites lingettes.
  4. Une astuce de trekkeur : commandez un thermos d’eau chaude vers 19h, et mettez le thermos bien chaud dans le duvet.
  5. Anticiper. Là encore, une bonne astuce de trekkeur : s’habituer un à 2 mois avant à avoir froid va permettre de mieux le supporter. L’astuce est de savoir se couvrir juste un poil en dessous de ce qu’il faudrait. Et on finit par passer l’hiver en polo sans même sans rendre compte.

6. Les lodges du Trek du Camp de base de l’Everest


Trek du Camp de base de l'Everest - Intérieur de Lodge, Namche Bazaar (3440m)

Trek du Camp de base de l’Everest – Intérieur de Lodge, Namche Bazaar (3440m)

De Lukla à Namche Bazaar, on a l’impression de ne jamais sortir d’un village. Les lodges sont presque alignés en continu. Arrivé à Namche, on change d’échelle. Point de départ de tous les treks de la région, la ville a une capacité d’acceuil de plusieurs milliers de personnes. Il y a des lodges partout, et dont la qualité des prestations est quasiment identique. C’est à dire très correct.

Oui mais attention. L’Everest est une région courue depuis un paquet d’années, et les habitants sont habitués à voir passer chaque année des hordes de touristes (12000 pour le seul mois d’octobre 2016). L’approche est donc très mercantile. On paie tout au Khumbu : connexion wifi, recharge de batterie, couette, douche chaude, et la chambre, évidemment. Les habitations sont bien sûr très mal isolées, et on se caille vraiment à partir de 4000m.

Au delà de Namche, sur le parcours du trek du camp de base, les capacités d’accueil se réduisent drastiquement, et il n’est pas non plus possible de s’arrêter n’importe où. En tant que trekkeur solo, il est parfois presque impossible de trouver une chambre pendant le pic de saison, même en réservant une nuit à l’avance : l’aubergiste préfère louer des chambres complètes à des groupes, c’est plus rentable. A Tengboche, Dzongla, Lobuche ou Gorak Shep, il est courant de dormir dans la salle à manger. Ce n’est pas si pire, car c’est la seul pièce chauffée. Enfin chauffée, de 17h à 19h… A titre de comparaison, il peut faire -10°C dans la chambre, à Gorak Shep. C’est froid.

Il y a cependant moyen de se faire plaisir dur le trek du camp de base si on est plein aux as. La chaîne Yeti Mountain propose des hôtels luxueux aux chambres confortables sur toutes les étapes inférieures du parcours, de Lukla à Tengboche. Mais des hôtels sont en construction à Gokyo et à Dingboche, et ne semble pas impossible que d’ici 3-4 ans, il soit envisageable de réaliser le trek du camp de base complet dans ce type d’hôtel aux prestations haut de gamme.


7. Comment s’habiller sur le trek du camp de base


habiller

Polaire Powerstrech Mammut. Un très beau produit

J’ai lu des tas de blogs et de conseils, vu des tas de vidéos sur le « layering« , où comment multiplier les couches de vêtements pour se protéger du froid, en opposition avec le « pull en laine – doudoune » d’avant (vous pouvez d’ailleurs trouver un merveilleux article ici : Layering ou comment s’habiller léger en trek – Terre de Treks)

Alors certes, on a plus de vêtements, ils sont moins lourds, plus techniques, plus fins. Mais j’ai quand même eu froid. Ce qui est intéressant, c’est que la température évoluant très vite en montagne, il est tout de même indispensable d’avoir des couches de vêtements chauds, et d’autres plus fins. Voilà ce que j’ai fait :

2500m – 3500m (Lukla, Namche Bazaar,)

  • matin : t-shirt + polaire
  • journée : t-shirt
  • soir : t-shirt + polaire + doudoune + bonnet
  • nuit : duvet

3500m – 4500m (Tengboche, Dingboche, Thorung Phedi)

  • matin : t-shirt manches longues + polaire + doudoune + bonnet + gants + écharpes
  • journée : t-shirt manches longues + polaire + bonnet
  • soir : t-shirt manches longues + polaire + doudoune + bonnet + gants + écharpes
  • nuit : duvet + polaire + bonnet + écharpe

+4500m (Lobuche, Gokyo, Gorak Shep, Dzonglha, Everest Base Camp, Kala Pattar)

  • matin : haut & bas thermiques + polaire + doudoune + gore-tex + bonnet épais + gants épais + écharpe
  • journée : haut & bas thermiques + polaire + gants
  • soir : haut & bas thermiques + polaire + doudoune + gore-tex + bonnet épais + gants épais + écharpe
  • nuit : haut & bas thermiques + polaire + bonnet épais + gants épais + écharpe + couette

8. Quel budget pour Trek du Camp de base de l’Everest ?


1 € = 120 Roupie népalaise (NR)

Le prix d’une journée de trek dépend de son indépendance vis à vis de l’électronique. Chaque connexion + recharge rallonge la note quotidienne d’environ 1500 NR, déjà bien salée. Il n’y a pas de route dans cette région. Tout arrive par avion à Lukla ou à Namche Bazaar, puis est transporté à dos d’hommes, ou de bêtes (mule ou yak) de village en village. Plus on monte, et évidemment plus c’est cher. Pour infos, il faut 4 jours pour monter une bouteille de coca à Gorak Shep depuis Lukla, ce qui explique son prix exorbitant. A Namche Bazaar, le prix est environ 3 fois supérieur à celui pratiqué dans les Annapurnas, limiter donc l’approvisionnement à ce qui vraiment indispensable : mouchoirs, pq,… Il est possible de négocier, mais on n’obtient pas grand chose, si ce n’est l’exaspération des locaux. Seuls les articles en laine de yak (bonnets, chaussettes, echarpes) et en rapport avec le yak (cloches, longes), sont plus abordables qu’en ville.

  • Nuit en Logde : 200-500 NR. Avec Porteur, vous paierez toujours 500 NR, quel que soit le lieux
  • Repas du soir : 800-1000 NR
  • Dhal Bhat : 600-900 NR
  • Plat de pâtes : 400-800 NR
  • Thé : 80-120 NR
  • Coca : 250-500 NR
  • Bière (66cl) : 600-800 NR
  • Litre d’eau en bouteille : 100-350 NR
  • Wifi : 500-1000 NR
  • Recharge de batterie : 150-400 NR

Il existe des banques à Lukla et à Namche Bazaar, mais rien de plus. Penser donc à retirer suffisamment dans l’une de ces banques. Un trek de 8-10 jours de Namche à Namche (de banque à banque) vous impose donc de prendre environ 40000 Roupies.

Le vol Katmandou – Lukla est fixe coûte environ 300€. Un porteur entre 12 et 17€/jour, un guide entre 20 et 25€, et il faudra lui payer son billet. On est très loin des tarifs pratiqués par les agences internationales.

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