Ah Humahuaca, l’Argentine !
Du tango, du boeuf, du bon vin, Lionel Messi, des montagnes d’empanadas et la Patagonie en décor de fond. Que du bonheur !

Quand on arrive à La Quiaca, la frontière bolivienne fraîchement franchie, à pied bien sûr, la différence avec le pays voisin ne saute pas aux yeux. Si : des blonds, qui ne sont pas des touristes, et les « ll » ne se prononcent plus « y » mais « ch » (Como te chama? » Hmm). C’est déjà ça.

La Quiaca donc. Pas un peso en poche, mais avec quelques dollars, nous passons la douane, et à nous l’Argentine. Tranquille. Casa de cambio (bureau de change), casa de cambio, pas de casa de cambio. Aucune. Nulle part. Bizarre, ou pas doué, alors que du côté bolivien il y en a une tous les trois mètres. On arrive au terminal de bus, un grand bazar, comme en Bolivie. Ils chargent encore des brebis dans les bus en Argentine ?
On demande quand part le prochain bus pour Humahuaca parce qu’on ne se sent pas trop de dormir là si vous voulez. « 30 minutes ». C’est cool, mais on a pas de sous. Prennent pas la carte, évidemment. Chico me dit « Mais c’est là le bureau de change ! Combien de dollars ? » Bien sûr !
Alors confiant comme un Yorkshire qui veut se taper un Saint Bernard, je me dit qu’il va me faire un taux de ouf, comme j’ai pu lire dans tout un tas de blogs géniaux. « 15 » (pesos/$). Bof comme taux, le taux officiel est à 15,40. On négocie pour 15,20, loin des taux fabuleux du marché noir ou l’on gagnait jusqu’à 40% de mieux que le taux officiel.

(Petite parenthèse, entre temps Mauricio Macri est passé par là (nov. 2015), et une de ses premières actions a été d’éradiquer le marché parallèle du change en Argentine, qui plombait l’économie. Depuis, il ne faut plus espérer gagner quoi que ce soit par ce biais)

Nos petits pesos en poche, on embarque dans notre bus pour une somme modique (7€), un beau bus argentin, pour 4 petites heures de voyage, direction Humahuaca,

Paysage de far ouest américain, des cactus, une terre ocre, des vigognes, pas un arbre. La Bolivie je vous dit. Et Humahuaca.

Charmant village, Humahuaca vit du classement de la région, la Quebrada de Humahuaca, en Patrimoine mondial Unesco. Tout est fait pour que le voyageur puisse se sentir à l’aise. A peine sorti du bus, des français stagiaires hippies t’indiquent, d’après eux, les meilleurs endroits pour boire un verre, sortir et rencontrer d’autres hippies sympas. Les ruelles du centre ville regorgent de petites boutiques d’artisanat local, et tous les soirs les restaurants accueillent un petit groupe folklorique.

La Quebrada de Humahuaca, sur le portail de l’Unesco : http://whc.unesco.org/fr/list/1116/

Quelques bonnes adresses :

  • Pour dormir, l’Hostal Azul, un havre de paix : Hostal Azul
  • Pour le diner, le restaurant Aisito, authentique et avec une très bonne musique live : Restaurant Aisito
Humahuaca

Humahuaca, petite ruelle du centre

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Humahuaca, Plaza du Dr. Ernesto Padilla

Humahuaca, tissus

Humahuaca, des tissus, comme sur les marché boliviens

Humahuaca, hotel de ville

Humahuaca, hotel de ville

Mais l’attraction principale se situe à quelque 24 km de Humahuaca : la Serrania de Hornocal, dont la vue depuis un mirador est tout simplement à couper le souffle. Une merveille de la nature, une de plus si j’ose dire. Une chaîne de montagne de chevrons multicolores, absolument incroyable.

Nous resterons deux nuits, dans une petite posada bleue, avant de reprendre notre route vers le Sud.

Serrania de Hornocal

Serrania de Hornocal, depuis le mirador

Sur le chemin, plusieurs sites, dont les villages de Pumamarca et de Maimara abritent également des montagnes multicolores.

Arrivée à Salvador de Jujuy. Un terminal de bus rutilant, grand, propre, bien organisé, avec même un distributeur (!). Fini la Bolivie et ses rabatteuses qui hurlent les villes de destination comme on hurle les promos sur les abricots dans les marchés de province.

Maimara

Maimara


Quelques heures de plus dans un bus hors de prix, nous arrivons à Salta, capitale de la région.

Qui ne sait pas trop où elle se situe. Au premier abords, Salta est une ville chaotique, irrespirable, bondée et bruyante, loin du paradis des gauchos décrit dans les guides. Une ville aux rues quadrillées et sans charme, bordées de bâtiments délabrés. Mais si on s’attarde un peu, on découvre de très belles églises, des petits marché d’artisanat, de grands parcs verdoyants, d’excellentes parrillas et un petit quartier bobo, autour de la rue Balcarce, qui accueille boutiques d’artisanat d’art, cafés branchés, petit restos, demeures photogéniques et une vie nocturne animée.

Un petit goût d’Argentine avant de rejoindre demain, Buenos Aires...

Salta Balcarce

Salta, Quartier de Balcarce

Salta Plaza 9 de Julio

Maison de le culture, Plaza 9 de Julio, Salta

Salta Cathedral Basilica

Cathedral Basilica, Plaza 9 de Julio, Salta

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